| L'historique élargissement de l'Union européenne du 1er mai pourrait, bientôt, être suivi d'un profond malaise. Car à l'heure actuelle monter à bord du navire européen s'apparente à s'embarquer sur le Titanic au milieu de son trajet vers le destin. Avec des impôts qui consument près de 45% du PIB et une réglementation paralysante, nombreuses des 15 nations de l'Union originale souffrent d'un chômage supérieur à 10% et d'une économie malade. Et comme beaucoup de gouvernements ont d'immenses passifs dans leurs programmes de pension et de santé, les choses ne peuvent qu'empirer. Les anciens pays socialistes qui viennent d'entrer dans l'Union, après avoir souffert de l'étatisme durant des décennies, ont réformé leurs systèmes fiscaux, devenant des nations à faibles impôts (Slovaquie et Pologne : 19% ; Hongrie : 16% ; Lituanie et Lettonie : 15%). Il sera intéressant de voir si l'on permettra à ces pays de conserver leur politique de libre marché. Les bureaucrates de Bruxelles pourraient souhaiter la bienvenue à ces pays en recommandant à la Vielle Europe de se réformer. Mais ils penchent plutôt pour les obliger à augmenter leurs impôts et à corriger ainsi une "concurrence injuste" en "harmonisant les impôts". Dans les années '80, l'Irlande se trouva face au même dilemme. Son intelligente décision fut d'instrumenter une réforme fiscale basée sur l'économie de l'offre, politique qui est suivie encore aujourd'hui avec le même succès. En réduisant les impôts des sociétés de 38% à 12,5%, après une décade de croissance effrénée, le "pauvre" de l'Europe devint le "tigre celtique". Lamentablement, il y a bien peu d'espoir que cet exemple puisse inspirer la France et l'Allemagne. Et il y a fort à craindre qu'avant de tenter de régler leurs problèmes, les gouvernements de ces pays préféreront les exporter à toute l'Union en prétendant imposer leur système fiscal oppresseur. Lire l'article de Veronique de Rugy, membre de l'American Enterprise Institute.
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